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Carle André van Loo (1705 - 1765)
Une nymphe
Pierre noire et rehauts de blanc
418 x 343 mm
Inscription au verso à la plume et encre brune : N° 414/ Coustou

Carle van Loo est l'un des plus importants peintres français du XVIIIème siècle. Le présent dessin est préparatoire au tableau Naïade conservé au Nationalmuseum de Stockholm.
Philibert -Benoît de La Rue (1718 - 1780)
Étude de la tête d'un cheval
Pierre noire, estompe et craie blanche
462 x 296 mm

Le peintre Philibert-Benoît de la Rue s'est spécialisé dans les scènes de bataille et les sujets équestres. Il travaille dans l'atelier de François Boucher pour lequel il exécute des animaux, et en particulier les chevaux. Il étudie également auprès de Charles Parrocel. Dessinée devant un modèle vivant, cette étude de tête de cheval fut très probablement exécutée aux Grandes Écuries de Versailles où l'artiste reçut l'autorisation d'y dessiner les chevaux en 1751 et 1753.
Augustin Pajou (1730 - 1809)
Étude d'après la sculpture Psyché sans aile
Pierre noire
173 x 138 mm

Provenance : Galerie Cailleux, Paris ; Louis Deglatigny (L.1768a)

Ce dessin du sculpteur français Augustin Pajou est une étude d'après une sculpture antique conservée au Musée du Capitole (Rome). Pajou est un dessinateur prolifique. Il exécute de nombreux dessins d'après des sculptures et des bas-reliefs. La National Gallery of Art (Washington D.C.) conserve un autre dessin de Pajou d'après la même sculpture exécuté sous le même angle.
Jacques-Louis David (1748 - 1825)
Académie d'homme en Hercule
Sanguine
670 x 357 mm (trois feuilles de papier collées entre elles)
Signé en bas au centre à la sanguine : L. David f

Jacques-Louis David exécute cette Académie d'homme en Hercule autour de 1778 lors de son séjour à l'Académie de France à Rome. David utilisera cette figure plus tard dans sa carrière pour élaborer un dessin préparatoire à son tableau la Mort de Socrate aujourd'hui au Metropolitan Museum of Art (New York). Seules deux académies d'homme à la sanguine par Jacques-Louis David sont aujourd'hui connues.
Jean-Claude Naigeon (1753 - 1832)
Alexandre rend les honneurs à la dépouille de Darius
Plume et encre brune, lavis brun, pierre noire, graphite, gouache blanche
505 x 780 mm

Provenance : atelier de l'artiste, puis par descendance

Né à Dijon en 1753, Jean-Claude Naigeon se forme à l'Académie des Beaux-Arts auprès de François Devosge. Il remporte le Prix de Rome des États de Bourgogne en 1780. Après cinq années passées à Rome, il s'installe à Paris. En 1811, il devient professeur de dessins à l'Académie de Dijon, poste qu'il tiendra jusqu'à sa mort en 1832.
Exécuté avec une plume appuyée et des lavis intenses, Alexandre rend les honneurs à la dépouille de Darius participe par sa technique et son sujet à l'esthétique néoclassique dont Jean-Claude Naigeon fut un admirable représentant.
Jean- Jacques François Le Barbier l'aîné (1738 - 1826)
La Face nord de l'Eiger avec le glacier de Grindelwald
Aquarelle sur traits de crayon
630 x 969 mm

Peintre, illustrateur et écrivain, Jean-Jacques François Le Barbier a très probablement exécuté ce paysage après son séjour en Suisse de 1776 à 1780. Là, il travaillait aux illustrations du recueil Tableau de la Suisse ou voyage pittoresque fait dans les treize cantons du Corps Helvétique publié par Beat Zurlauben entre 1780 - 1786. Notre feuille est exceptionnelle de par ses dimensions et son sujet car les Hautes Alpes sont très rarement représentées dans l'art français du XVIIIe siècle.
Pierre-Paul Prud'hon (1758 - 1823)
Vénus au bain ou L'Innocence
Pierre noire et craie blanche
328 x 244 mm
Inscrit à la plume et encre brune en bas à gauche : P. Prudhon
Inscrit au crayon au verso en bas à gauche : Cailleux

Provenance : Charles Clément, Paris ; Michel Clément, Paris ; Galerie Cailleux, Paris ; Collection privée, Paris ; Galerie Krugier, Genève ; Collection privée, Suisse

Notre dessin compte parmi les premières études de Prud'hon pour son tableau Vénus au bain aujourd'hui conservé au musée du Louvre.
Eugène Delacroix (1798 - 1863)
Branches de physalis et de marguerite
Pastel
262 x 402 mm

Provenance : Collection Grasset ; Pierre Dubout, Paris ; Collection particulière, France ; Vente Audap-Godeau-Solanet, 3 avril 1992, Hôtel Drouot Paris, lot 80 ; Collection de Monsieur Y.

Le présent pastel peut être rapproché de l'ensemble des dessins floraux et botaniques exécutés par Delacroix tout au long de sa carrière. Ces dessins, qui ne sont pas préparatoires à des tableaux, étaient le plus souvent gardés dans des portefeuilles et offerts comme cadeaux à des amis ou des relations, comme ce fut très probablement le cas pour notre dessin.
Auguste Raffet (1804 - 1860)
Le petit bras de la Seine et Notre-Dame, vus de l’ancien pont Saint-Michel, 1832
Huile sur papier marouflée sur bois
26,4 x 22,5 cm
Signé et daté en bas à gauche : Raffet 1832

Provenance : Auguste Bry (l'éditeur de Raffet), Paris ; puis par descendance

Peintre, illustrateur et lithographe, Auguste Raffet est admis à l’École des Beaux-Arts de Paris en 1824. Bien que les paysages soient rares dans son oeuvre, ce petit tableau est un témoignage précieux de ce à quoi ressemblaient l'île Saint-Louis et Notre-Dame en 1832, au moment de la publication du roman Notre-Dame de Paris de Victor Hugo.
Jean-François Millet (1814 - 1875)
Paysage à Vichy
Plume et encre brune, traits d'encadrement à la plume et encre brune
218 x 356 mm
Situé à la plume et encre brune en bas à droite : Vichy

Provenance : Marque de collection non identifiée ; Jan Krugier, Suisse

Millet réside à Vichy chaque été entre 1866 et 1868. Pendant ses séjours, il réalise principalement des paysages à la plume et encre brune. Le musée du Louvre conserve un autre paysage de Vichy de Millet exécuté au même endroit et dessiné avec le même trait vif et énergique (inv. n° RF 4148).
Victor Hugo (1820 - 1885)
Études d'après des sculptures décoratives de nubiens porte-flambeaux
Pinceau et lavis brun
458 x 357 mm
Inscription à la plume et encre brune à droite au milieu : plus / avant

Provenance : atelier de l’artiste (cote Gatine 108/847) ; Georges Hugo (petit-fils de l’artiste) ; François Hugo (fils de Georges Hugo) ; Jan et Marie-Anne Krugier-Poniatowski, Suisse

En parallèle à son travail littéraire, Victor Hugo exécute plus de 3000 dessins durant sa vie. Ces études de nubiens porte-flambeaux furent exécutées d'après des sculptures décoratives que l'écrivain possédait. Hugo devait particulièrement apprécier ses sculptures puisqu'il les emporte avec lui à Guernesey pendant son exile.
NATHALIE MOTTE MASSELINK