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Bartholomäus Reiter (Actif à Munich entre 1583 et 1622)
L'Entrée du Christ à Jérusalem
Plume et encre grise, lavis gris, gouache blanche
169 x 130 mm
Daté et inscrit à la plume et encre brune en haut à gauche : 1611. Das erste Stückh von den Evangelien

Provenance : Pieter Vischer, Bâle (L.21216) ; Peter Fischer-Passavant ; Jules Dupan, Genève ; Prince Wladimir Argoutinsky-Dolgoroukoff, Paris ; Collection privée, Allemagne

Peintre, dessinateur et graveur actif à Munich autour de 1600, Bartholomaüs Reiter est considéré comme l'un des artistes les plus avancés de son temps. Il exécute le plus souvent ses dessins à l'encre grise et au lavis gris, et a pour habitude d'annoter et de dater ses dessins, comme ici dans la partie supérieure de la feuille.
Frans Francken II (1581 - 1642)
Le Sacrifice d'Isaac
Huile sur marbre
32,5 x 26 cm, octogonal

Ce tableau est l'un des trois tableaux connus de Frans Francken exécutés sur marbre. Les deux autres représentent La Lamentation sur le Christ mort et Une Crucifixion qui se trouvent respectivement au Suermondt-Ludwig- Museum d’Aix-La-Chapelle et dans une collection particulière en Italie. L’utilisation d’un marbre blanc comme support permet à Francken de maximiser les effets picturaux de la composition.
Georg Friedrich Schmidt (1712 - 1775)
Portrait présumé du sculpteur Paul Ambroise Slodtz
Pierre noire, sanguine, craie blanche, pastel bleu
255 x 225 mm

Provenance : Collection privée, Suisse

En parallèle à son activité de graveur, Schmidt exécute des portraits dessinés aux trois crayons, souvent rehaussés de pastel. Lors de son séjour à Paris, Schmidt dessine plusieurs portraits d’artistes membres de l’Académie Royale tels que Maurice Quentin de la Tour, Nicolas Cochin ou Étienne Poitreau. Les traits de l'homme représenté sont proches de ceux du sculpteur Paul Ambroise Slodtz, professeur à l’Académie en 1743, l’année où Schmidt en est également membre.
Abraham van Strij (1753-1826)
Portrait de Jacob van Strij, le frère de l'artiste
Sanguine, pierre noire, lavis gris
167 x 114 mm
Monogrammé en bas à droite

Provenance :
Jacob Hendrik Wiegersma, dit Jaap Wiegersma (L. 1552b) ; E. Maurice Bloch; Sa vente, Christie’s New York, 9 janvier 1991, lot 23;

Abraham van Strij et son frère, Jacob van Strij, sont les plus importants artistes actifs à Dordrecht dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. Abraham se distingue rapidement comme dessinateur exceptionnel et fonde en 1774 Pictura, la société du dessin de Dordrecht dont il sera le directeur tout au long de sa vie. Ici, van Strij utilise judicieusement la sanguine, la pierre noire et des lavis de couleurs pour dépeindre la température et les modulations de la peau de son frère afin de lui donner vie.
Henry Fuseli, cercle de (Fin du XVIIIe siècle)
La Chute des Titans
Crayon, encre noire, lavis gris, rehauts de blanc
707 x 512 mm

Provenance : W. T. Schindler, Lucerne
Johan Christiaan Wilem Safft (1778 - 1849)
Cinq études de têtes portant des chapeaux
Sanguine
247 x 338 mm
Signé à la sanguine en haut à droite : J.C.W. Safft del

Provenance : collection non identifiée (L.2084)

Le corpus graphique de Johan Christiaan Wilem Safft est assez restreint et contient principalement des paysages et des études de figures isolées. Dans le présent dessin, Safft crée un répertoire de têtes aux expressions et poses variées qu’il pourra utiliser ultérieurement pour ses tableaux.
Albert Küchler (1803 - 1886)
Jeune paysanne italienne avec un tambourin posé sur ses cheveux
Graphite
225 x 145 mm
Signé au graphite en bas à droite : A. Küchler
Annotation au verso au graphite au milieu : Dominica / Civitella

Albert Küchler est un artiste Danois actif au XIXème siècle à Rome. Le présent dessin est préparatoire à la figure de la petite fille peinte dans le tableau Un jeune abbé récite sa leçon à sa sœur conservé au musée Thorvaldsen (Copenhague). Le tableau fut exécuté en 1838 et notre dessin peut être situé vers cette même date. Deux inscriptions au verso du dessin nous renseignent sur la jeune fille : Dominica pourrait être son prénom et Civitella, le nom du village où Küchler la dessina.
Franz Xaver Winterhalter (1805 - 1873)
Jeune musicienne italienne comptant ses sous dans un tambourin
Graphite
282 x 224 mm
Signé en bas à droite : F Winterhalter

Winterhalter a peu dessiné, préférant attaquer directement ses toiles. Les quelques feuilles connues, principalement réalisées au graphite, datent du début de sa carrière et s’inspirent de la technique graphique des Nazaréens. Notre dessin date également du début de la carrière de l’artiste. Il a pu être exécuté en Italie ou à Paris. En effet, la pose de le jeune femme présente des affinités avec celle du tableau Jeune fille de l’Ariccia exécuté en 1838.
Theodor von Holst (1810-1844)
Lycidas ?
Crayon et sanguine
193 x 322 mm

Provenance :
Collection privée, France

Peintre, dessinateur et illustrateur anglais, Theodor von Holst aime interpréter les sujets littéraires. Très inspiré par l'oeuvre de Fuseli, il crée des compositions mystérieuses, démoniaques, surnaturelles, animées par des figures fantastiques. Ici, von Holst s'inspire de l’estampe Lycidas gravée par Moses Haughton en 1803 d’après un tableau de Fuseli.
Henri Lehmann (1814 - 1882)
L'Adoration du Christ
Crayon noir, lavis brun, gouache blanche
267 x 145 mm, de forme cintrée

Provenance : Louis-Antoine et Véronique Prat (L.3617) ; Galerie Paul Prouté, Paris ; Collection privée, France

Notre dessin La Vierge présentant l’Enfant Jésus à l’adoration des hommes est préparatoire au tableau exécuté par l’artiste pour la chapelle de la Compassion de l’église Saint-Louis-en-l’Île à Paris en 1850. Deux autres tableaux de l’artiste ornent cette chapelle : La Vierge au pied de la croix présenté au Salon de 1848 et L’Assomption de la Vierge présenté au Salon de 1850.
Max Seliger (1865 - 1920)
Vue d'une forêt près de Ernsthöhe
Fusain avec rehauts de craie blanche sur papier bleu
305 x 235 mm
Signé, daté et annoté : M.S. VIII 86 / Ernsthöhe

Peintre, dessinateur, illustrateur et graveur, Max Seliger conçoit également d’importants décors. Le présent dessin, daté août 1886, atteste de l’intérêt de Seliger pour le dessin en plein air. Cette vue de forêt, exécutée avec un fort contraste d’ombre et de lumière, témoigne de l’influence des paysages dessinés d’Adolf von Menzel sur le jeune Seliger. L’inscription Ernsthöhe réfère à une région voisine de Coburg en Bavière où le dessin fut exécuté.
NATHALIE MOTTE MASSELINK